Nouvelle stratégie en matière de RH: renforcer l’attractivité de la Commission qui est en perte de vitesse

Bien avant que la pandémie de COVID-19 n’éclate, la Commission s’inquiétait de plus en plus du fait que l’administration publique européenne (EPA), et la Commission en particulier, n’attire plus les professionnels brillants de certains États Membres.

La COVID-19 a apporté une perspective différente sur nos méthodes de travail, notamment sur le télétravail, et cela influence bien sûr fortement la réflexion en cours sur la modernisation de la stratégie de la Commission en matière de ressources humaines. Toutefois, la réflexion sur la nouvelle normalité ne doit pas nous faire perdre de vue les racines structurelles du problème de l’attractivité, mais plutôt nous concentrer sur la manière de les traiter.

C’est un fait que les administrations publiques européennes offrent aujourd’hui des salaires et des perspectives de carrière moins attrayants, une diversité de travail moins importante à long terme, de faibles perspectives d’équilibre adéquat entre vie professionnelle et vie privée, l’absence de mécanismes adéquats de soutien à l’intégration et des conditions de travail globalement plus mauvaises que celles que l’élite de la main-d’œuvre ciblée peut trouver ailleurs.

Les réformes de 2004 et 2014 sont à l’origine de certains de ces problèmes. Toutefois, nombre d’entre eux ont été exacerbés par les mauvaises politiques de l’administration.

L’un de ces problèmes est le déséquilibre actuel entre le personnel permanent et non permanent. L’Union Syndicale Fédérale Luxembourg estime que la Commission devrait progressivement nommer les agents non permanents comme fonctionnaires permanents par le biais de concours internes et externes spécialisés systématiques et réguliers aux grades supérieurs (AD8 ou plus) et faciliter l’accès des agents contractuels aux postes d’agents temporaires. Pour en savoir plus

2021-03-13T10:42:52+01:00